Collection "Droit, bioéthique et société"

Cette collection, de la maison d'édition Bruylant, est dirigée par Brigitte Feuillet-Liger.

Collection "Droit, bioéthique et société"

Ces dernières années, les Sciences du vivant, et plus précisément la biomédecine, ont effectué des progrès considérables, notamment en diversifiant l’offre de soins. Hommes et femmes accèdent désormais aux moyens de satisfaire leur désir d’enfant, d’affirmer leur identité sociale, d’aménager leur fin de vie, de réparer les maux plus que de soigner la maladie. Mais si ces pratiques engendrent de nombreux bienfaits, elles génèrent des risques importants pour les droits fondamentaux de la personne et peuvent même avoir des incidences sur les modèles familiaux. Or, face à la multiplication des demandes, de véritables marchés voient le jour avec cette médecine du bien-être. Ainsi, le problème fondamental sous-jacent à cette évolution est de concilier la liberté individuelle sur laquelle reposent les principes d’autodétermination et d’épanouissement de la personne et la protection de l’humain.

La norme juridique apparaît comme l’outil le mieux adapté pour atteindre cet objectif, même si la norme éthique est de plus en plus utilisée pour assurer une régulation dans le domaine de la biomédecine. Néanmoins, les enjeux de la bioéthique ne sont pas appréhendés de manière similaire selon les cultures. Les pratiques biomédicales touchent à la vie, au corps, à la sexualité, à la procréation ou à la mort. Or, les représentations de ces concepts ne sont pas identiques selon les individus, les cultures ou les religions. Si le Droit des différents pays traduit les choix sociaux effectués, il doit donc être analysé à travers le prisme d’autres disciplines comme l’anthropologie, la philosophie, la sociologie, la psychanalyse, la psychologie… pour essayer de comprendre (et de respecter) les divergences culturelles tout en réfléchissant à une harmonisation (universelle ?).

Cette collection Droit bioéthique et société a l’ambition de contribuer à la diffusion et à la promotion des réflexions pluridisciplinaires menées sur ces questions.